MANIFESTE DE JEAN MURAT POUR UNE REFONDATION DE LA GLNF – 13 10 2010

Manifeste de Jean Murat pour une refondation de la GLNF

 

13 10 10

 

Mes Très Chers Frères,

 

En ces temps d’incertitudes maçonniques évidentes et de besoin de sagesse, il me paraît indispensable de préparer et mettre en place une refondation de la GLNF et de son mode de gouvernance avec au moins deux grands axes :

 

A/ Un Maçon libre et de bonnes moeurs

 

Avec un Premier Grand Chantier : Repenser, remettre à plat et en ordre les statuts, constitution et règlement général.

 

Le souci d'une obédience régulière, donc universellement reconnue, réside dans l'unité d'adhésion à la Règle mais aussi aux critères d'éthique et d'acceptation des règles civiles où le Maçon, libre spirituellement de ses adhésions, n'en demeure pas moins important par sa participation sociétale qui fait de lui - isolément - un témoin de l'idéal de notre fraternité initiatique dans le monde.

 

De l’exemplarité

Il apparaît à tous, en premier lieu, la nécessité qu'aucun doute ou soupçon ne pèse sur ses dirigeants : Conseil d'administration et Président dont l'absence d'exemplarité doit pouvoir amener à une « Procédure d'Empêchement » à l'exemple de la GLS Alpina ou de la GLUA. Les doutes et suspicions pouvant provenir de la confusion des genres, aucun ne doit pouvoir se prévaloir de la F.M. pour se déclarer guide spirituel et asseoir son pseudo pouvoir personnel, même s'il abandonne démagogique ment cette idée par la suite, ainsi que les poursuites contre les hérétiques contestataires.

La F.M. ne doit pas être un pouvoir, sauf de conviction, qui la rendrait acceptable extérieurement et politiquement. Seule l'exemplarité de chaque Frère compte.

 

De la discrétion

La nécessité du respect de l'identité spécifique de chacun dans la Règle : nombre d'entre nous ne veulent pas, à juste titre et pour de multiples raisons personnelles, que la discrétion de l'organisme auquel ils appartiennent sincèrement ne les dénonce par le biais des médias, encore moins si ces médias s'expriment à la sollicitation de FF avides d'un pouvoir mal compris.

 

De la tradition et de la modernité

Les structures comparées de nos Grandes Loges fondatrices montrent qu'un remaniement statutaire, seulement réglementaire, doit moderniser notre fonctionnement profane afin de lever toute ambiguïté, en revenant à l'échange originel entre les Loges, unités de base du système, et l'exécutif central - et ce depuis 1760 - en raison de l'effet de nombre et la croissance qui se doit d'être maîtrisée afin de maintenir la qualité de la transmission des six Ordres qui constituent ce défi propre à la GLNF.

 

De la Loge

La chaîne de représentation doit restituer une indépendance financière aux Loges responsables, particulièrement dans les secteurs caritatifs et relationnels, mais aussi un pouvoir "judiciaire" pour accepter ou refuser un membre.

 

De l’écoute des Frères

Il conviendrait de rétablir par un bicamérisme le rôle de proposition aux structures supérieures.

Avec d’un côté, l'élection par les Loges de délégués locaux, traduisant une représentation directe des Loges.

De l’autre, la création d’un "Sénat", en charge des propositions à un Conseil d'administration où siégeraient les GMP, qui retrouveraient ainsi un véritable rôle représentatif/exécutif.

Dans tous les cas de figure, il est impératif d’éviter une balkanisation, traduisant une crainte de prise de pouvoir des "dirigeants", autant que la démagogie des "honneurs" qui ne sont que des fonctions.

 

B/ Une GLNF propre

 

Le Second Grand Chantier : restituer à la GLNF « la transparence financière » avec une image comptable fidèle.

 

Auditer, analyser, certifier les comptes de toutes les entités de la GLNF et notamment des SCI, Fondations et sociétés périphériques gravitant dans le giron de la GLNF.

 

Il s’agit de mettre définitivement fin à la confusion des genres, encore une fois, notamment en matière immobilière, financière et fiscale. Le mélange, l’imbrication et l’habillage des "intérêts " de la GLNF et de ceux des sociétés satellites - dont les mêmes assurent sans contrôle extérieur, les orientations intéressées (le Pouvoir !!!) - doivent cesser.

 

Il est donc nécessaire de présenter des comptes consolidés clairs et fiables, incluant dans le périmètre de consolidation toute société dans laquelle la GLNF détient des participations, directes ou indirectes. L’actionnariat des sociétés périphériques devra également être publié en annexe du rapport financier annuel pour chaque exercice comptable.

L’information sur les comptes de l’exercice devra être clarifiée, jusqu’au plus grand degré de transparence possible, notamment en ce qui concerne les dépenses de siège, de frais de mission, de voyage et représentation.

Les investissements sans lien direct avec l’objet social de la GLNF et ses missions (appartement avenue Wagram) devront être liquidés dans les plus brefs délais.

Les organisations de bienfaisance ou caritatives devront être recentrées sur leur objet social initial, à savoir le secours et l’assistance des FF dans le besoin ou en grande difficulté financière. Le rôle des Loges dans ce domaine d’action devra être accru.

Il conviendra donc de porter un regard sans complaisance sur la régularité des comptes et l’image fidèle qu’ils donnent de la GLNF, passant par la mise en place d’un Comité d’audit indépendant destiné à faire toute la lumière sur la nébuleuse comptable et financière aujourd’hui en place et ce, en urgence.

 

Les propositions ci-dessus formulées entendent poser des principes « cadres » et définir des propositions « d’intérêt général ».

Il ne peut donc s’agir en aucun cas d’un quelconque programme électoral.

 

En conséquence, votons massivement non à l’Assemblée Générale éclatée du 16 octobre 2010,

 

A la gloire du Grand Architecte De l’Univers,

Le 13 octobre 2010, Jean Murat